« Je revenais à la réalité. J'attendais. Pas grand-chose. Que quelqu'un vienne me dire : " Je sais ce que tu as, on va te sortir de là. " Sans que je parle, sans que j'aie besoin de raconter parce-que je n'aurai pas pu. Même si on me l'avait demandé cent et cent fois.
Mais les gens se planquaient derrière leur quotidien. Des lâches. Ils ne voulaient pas se laisser envahir par les problèmes des autres. Ils ne venaient pas.
Pourtant, ils n'aiment pas voir la souffrance, les gens. Ca les dérange de voir des gamins pleurer, de misère, de faim ou de coups. Quand ils regardent la télé, ça les indigne tous ces enfants abandonnées, maltraités, brûlés, battus, violés, assassinés. Alors, pourquoi ne font-ils rien ? Pourquoi ?
J'aimerai le hurler ce pourquoi dans leur cervelle de moineaux,
j'aimerai entendre leurs explications.
C'est si difficile, de penser à des bras de cinq ans ? A un coeur de 8 ans ? A des yeux de 12 ans ? A tous ces gosses, qui crèvent à longuer de journée, parce-que des cons comme vous ne se bougent pas le cul ? »
" J'avais 12 ans ... " Nathalie Schweighoffer.
Pour toi*.
J'aurai jamais pensé que tu me
trahirais comme ça. 1 an, déjà. Ca passe vite.
J'aimerai tellement que tu comprennes. Un jour.